10.01.2011
"Le chemin de lumière" du photographe Suédois Håkan Strand
Ce photographe affirme un style épuré et hors du temps. Dans ses images argentiques, tout est arrêté. Les lieux et les instants saisis nous procurent un profond sentiment d’éternité. Maintenant, l’artiste doit poursuivre sereinement sa quête d’une acuité singulière car,depuis 2005, ses travaux ont été primés par de nombreux jurys internationaux.
La nature et le paysage, le noir et le blanc, la composition rigoureuse dans une lumière de grande quiétude s’harmonisent en des formats carrés. Lorsque le format s’allonge, c’est pour mieux conjuguer les éléments et les signes : verticales, traits, horizons, aplats et embrasser la ramure des arbres et des croix des cimetières du Débarquement de Normandie ou la silhouette d’un building. L’objet-sujet nous fait signe, devient signe. En bord de mer ou dans les pleines du Nord, la Création se révèle divine ; le gris du ciel surligne l’aplat de l’eau ou celui du champ de neige. Aucune fioriture, pas de couleur –qu’apporterait-elle de plus ?- ni de joliesse pour nous divertir. Håkan Strand a créé sa propre écriture photographique, empreinte de silence.
Né en 1959, tout commence pour ce Suédois à l’âge de 13 ans. Dans la chambre noire de son école, il découvre que l’image apparaît dans le bain de développement sur le fond blanc du papier. C’est probablement cette émotion qu’il garde encore pour réserver, dans le blanc non insolé du tirage, de larges espaces à la lumière. Le guitariste qu’il est aussi traverse les années 70 et 80 en musique et joue dans plusieurs groupes de blues et de rock. Il faut attendre 1991 pour que, vivant à New York et y visitant de nombreuses galeries, Håkan Strand prenne conscience du succès de la photographie contemporaine et des expositions d’œuvres des grands maîtres. Il reprend, alors, son appareil moyen format et ses films argentiques.
Mais sa carrière d’anesthésiste dans un centre de traumatologie et de chercheur pour une compagnie pharmaceutique sont pesantes. Pour évacuer le stress professionnel, il décide de s’accorder des instants de liberté et part régulièrement durant une semaine ou plus s’immerger dans la nature et découvrir de nouveaux horizons. Avec son appareil de prise de vues, seul compagnon d’aventures, il photographie tôt le matin ou tard le soir. Ainsi, les conditions sont réunies saisir la sérénité des paysages et capter secrètement virginité d’une étendue.
Ses destinations -pays découverts, rivages accostés ou villes arpentées- deviennent ses thèmes. Mais que l’image soit prise en Suède, en Norvège, en France, en Italie ou aux Etats-Unis, le regard reste constant, porteur de mystère. Il ne compte pas sa peine, opère dans des conditions souvent difficiles pour nous offrir sa nature en partage.
Dans ses images : pas d’humain, ni d’animaux. L’humanité n’apparait que par le carré signifiant de l’image, à l’opposé du cercle divin ou d’un rectangle commun. Les photographies de Håkan Strand deviennent l’écrin des hommes. Cependant, un personnage semble être là. Une présence cachée dans un feuillage, une foule au pied des tours ? Non, rien de vivant ! Si ce n’est le regardant qui fait de l’image son territoire. Ce phénomène d’appropriation n’est rendu possible que par la justesse du regard et la retenue de l’auteur. Nous sommes au-delà d’un décor, hors du temps et la beauté s’affirme forte et sobre, nous conduisant à un spectacle d’absolu. Cela devient nécessité, nous entrons en dépendance par le fait que de telles scènes révélée nous sont interdites ou invisibles.
Le Silence. La maîtrise est chirurgicale ; le photographe n’aurait donc pas oublié l’expérience du bloc opératoire ni celle de l’art d’accompagner le patient vers un profond sommeil. La graphie s’impose comme une voix d’accès aux limites d’un souffle retenu et d’un cœur arythmique. Le thérapeute produit son geste, la médecine calme nos âmes. Les gammes de noirs, de gris et de blancs nous font plonger dans un coma esthétique-extatique. Le temps s’arrête, un instant. Le regard plonge dans l’image, comme au début du sommeil.
Si le froid a glacé l’appareil et accéléré le souffle du photographe, rien de froid dans les paysages de Håkan Strand. La neige étendue telle une soie attend son dessein et le noir profond des eaux apparait dans la douceur du velours. Les brumes et l’air du temps font office de retoucheurs. Ni trucage, ni reprise sur l’image ; la nature a fait son œuvre.
Nous communions avec les éléments, dialoguons avec les territoires. Les falaises d’Etretat barrissent chez Maupassant. Les cieux du Quattrocento au Mont Saint-Michel appellent les anges. Le ciel des villes qui n’est jamais nuit nous ouvre les yeux, alors que nous survolons New York. Ici, le paysage est d’une autre nature, construit comme un décor en mosaïque de lumière. Quelques monuments -célèbres architectures- jalonnent notre parcours. La pluie se jette dans l’Hudson River, l’esplanade joue au miroir, les réverbères alignés observent. A Venise, ciel et lagune dialoguent. La façade des palais et la proue des gondoles font des ronds dans l’eau. La courbe d’un câble prend sont temps, venant du coin de l’image, pour accrocher l’immaculée étendue de la mer et du ciel. Rigueur du cadrage, graphie élégante et sobre d’une écriture épurée, ce spectacle nous est offert. Nous sommes seuls au monde.
La nature est ainsi faite que son spectacle nous rassure et nous apaise pour l’éternité. C’est pourquoi, Håkan Strand poursuit son chemin de lumière et continue de photographier.
Olivier Delhoume, Janvier 2010
22:30 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hakan strand, fine art photography, ad-galerie, photo, genolier
16.03.2010
AD-Galerie présente Horishi Watanabe lors de Art By Genève Du 28 avril au 2 mai 2010
AD-Galerie présente Horishi Watanabe lors de Art By Genève
http://www.artbygeneve.ch/fr/actualites/index.php?idConte...
| Chaque tirage d’Hiroshi Watanabe est unique. Nous sommes bien au-delà d’une simple image et de ce qu’elle représente; la matière y est pleinement photographique. Le papier argentique et sensible, traité par la main de l’auteur, nous rappelle que l’authenticité d’un tirage de grande tradition suscitera toujours en nous une émotion incomparable. |
| Si les techniques numériques accélèrent la disparition de ce savoir-faire, certains artistes écrivent encore en ombre et lumière. La photographie dépasse alors la représentation du sujet. Il y est transcendé par le regard du photographe, le long processus de développement et la permanence des sels d’argents. Hiroshi Watanabe est de ceux qui savent que cette magie, voire alchimie, contribue à l’expression de l’artiste. |
Dans son geste, une dimension sacrée s’impose à lui naturellement. Il tient son boitier 6×6 à deux mains placées au niveau de l’abdomen. Ainsi, il s’incline devant le sujet, pour composer le cadre sur le verre dépoli de l’appareil. Une attitude de révérence et d’intériorité qui conduit à la poésie et nous verse dans l’essentiel. Nous pourrions surprendre Hiroshi Watanabe dans le laboratoire et ne serions pas étonnés de pénétrer dans un lieu de mystère. Celui de la chambre noire qui verra naître les images sur un somptueux papier, surface sensible où les sels d’argent se déclineront en toutes gammes de blanc, de gris et de noir.
Et le sujet ? Infiniment respecté dans une empathie sincère, que ce soit pour les gens, les bêtes ou les objets.
Chacun semble vous regarder. Ce n’est plus la photographie observée, c’est elle qui capte votre regard.
Olivier Delhoume
08:57 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : watanabe, ad-galerie, fine, art, photo, palexpo, genolier
02.02.2010
Fifax
Venez découvrir le monde de Fifax du 3 février au 20 mars.
FIFAX crée, avec de puissantes couleurs métalliques, un monde situé entre réalité et imaginaire.
Son monde est façonné par les romans de Jules Verne, qui lui enseignent qu’il n’existe de limites que celles de son propre imaginaire. Il retire aussi de ces lectures le goût des moyens de locomotion en tous genres, utilisant les transports existants et en inventant d’autres, de plus en plus fous, accaparant l’espace et défiant les lois de la physique pour créer un univers sans contrainte.
Fifax tire des dessins animés, dont il se nourrit petit, une volonté constante d’animer son personnage et ses aéronefs et de dépeindre leurs mouvements, au besoin en les gansant de noir. Et même quand le sujet semble s’être enfin immobilisé un court instant, on ne trouve pas un paysage urbain qui ne soit tranché par l’arrivé d’un métro aérien, pas un immeuble haussmannien qui ne soit chatouillé par un filet de lumière et pas un ciel qui ne soit bousculé par l’alizé, le zéphyr ou l’hurricane.
Venu adulte à la peinture au début des années quatre-vingts, Fifax réfuse une appartenance à un quelconque mouvement de peinture, n’acceptant aucune filiation artistique directe mais reconnaissant volontiers plusieurs influences, aussi diverses que celles de Vermeer ou de Constable.
13:08 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fifax, peinture, ad-galerie, nyon, genolier, art, galerie
02.12.2009
Les photographes 2010
13:17 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : photo, fine, art, genolier, ad-galerie, stettner
23.10.2009
Swiss Apls PAINTINGS
22:39 Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : swiss, alps, painting, ad-galerie, art, genolier
30.09.2009
6 pages dans Art Passion de septembre
Olivier Delhoume
Hiroshi Watanabe
carrés d’ombre et de lumière
La galerie AD de Genolier (Suisse), nous offre l’occasion de découvrir un photographe qui s’impose déjà comme une référence.
Partageant sa vie entre Tokyo et Los Angeles, Hiroshi Watanabe vient de voir son portfolio primé aux Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles. Diplômé du College of art de la Nihon University, et après s’être impliqué dans la réalisation de spots publicitaires, c’est l’obtention d’un MBA de l’université de Californie à Los Angeles (UCLA) qui le décide à se plonger totalement en photographie. Depuis lors, il parcourt le monde pour « enregistrer visuellement l’objet de ses fascinations » (sic). De nombreux prix distinguent ses œuvres tandis que les expositions et les publications se succèdent tant aux Etats-Unis qu’au Japon.
Ainsi, Hiroshi Watanabe peut apparaître comme un artiste installé mais ce n’est pas le cas. Il sait, tel Edouard Boubat, qu’il lui faut rester en éveil pour saisir les heureux hasards. Il affute sa curiosité, confronte sa sensibilité à l’activité des humains avec la volonté de conserver les traditions qui pourraient disparaître. Il résiste à la tentation de se plagier ; le style ne s’épanouit pas dans la répétition. Alors l’artiste se remet en cause, allant jusqu’en Corée du Nord pour photographier en couleur Ideology in paradise, livre publié au Japon.
Enregistrer le monde sensible ne peut se faire sans conscience. Hiroshi Watanabe se documente avant de partir mais se garde bien de toute idée préconçue. La magie de l’image ne surgit que si l’on prêt à laisser l’œuvre s’accomplir. Nous pourrions l’apparenter avec les maîtres calligraphes japonais qui savent mais oublient tout devant le sujet. Taire le savoir pour ouvrir la sensibilité et l’esprit afin de laisser la main libre. Dans son geste, une dimension sacrée s’impose à lui. Il tient son boitier 6x6 à deux mains placées au niveau de l’abdomen. Ainsi, il s’incline devant le sujet, pour composer le cadre sur le verre dépoli de l’appareil. Une attitude de révérence et d’intériorité qui conduit à la poésie et nous verse dans l’essentiel.
Nous pourrions surprendre Hiroshi Watanabe dans le laboratoire et ne serions pas étonnés d’y ressentir un mystère. C’est ici que les images se révèlent en larges gammes de blancs, de gris et de noirs ; chaque tirage est unique, traité par la main de l’auteur. La photographie dépasse alors la représentation du sujet. Il y est transcendé par le regard, le long processus de développement et la permanence des sels d’argents. Hiroshi Watanabe est de ceux qui savent que cette alchimie de haute tradition contribue à l’expression de l’artiste.
Quant aux sujets, ils apparaissent infiniment respectés. Les gens, les bêtes ou les objets nous concernent et semblent nous regarder. Cela est particulièrement vrai pour les portraits de singes Suo Sarumawashi. Dans American Studies, des fragments d’Amérique, paysages et détails hautement symboliques, se conjuguent en évitant toute caricature. Nous sommes face au sacré lorsqu’il s’agit des végétaux de la suite Perennial Scenes. Le lotus y est majestueux et nous apaise. Et l’humanité du regard de l’artiste opère face aux patients de l’Hôpital psychiatrique de San Lazaro, aux acteurs de théâtre Kabuki, aux personnages d’Ena Bunraku et aux masques Noh du Naito clan qui semblent retenir leur souffle. Quel que soit le sujet de l’image, Hiroshi Watanabe en capte toute la profondeur, la force, la beauté dans l’émotion de l’instant. Il en est ainsi au fil des dix-sept portfolios et des huit livres édités à ce jour; ouvrages d’édition exemplaires.
Revenir à la photographie, au tirage original. Nous remarquons que le format choisi est homothétique au négatif dont les bords noirs cernent l’image. Ombre et lumière, rien n’est recadré. L’image jaillit toujours carrée, symbole de d’humanité.
18:15 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : delhoume, photo, genolier, watanabe, art, passion, ad-galerie
19.09.2009
Fine Art Photography Gallery
Fine Art Photography Gallery is exposing masters in contemporary photography.
The photographers are working with silver gelatin prints.
We have prints from Gotthard Schuh, Robert Doisneau, Jean-François Jonvelle, Willy Ronis, Charles Harbutt, and of course Hiroshi Watanabe, Josef Hoflehner and Gilbert Garcin.
19:43 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : photo, ad-galerie, genolier, art
04.07.2009
渡邉博史 Photographe Japonais
12:27 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 渡邉博史, genolier, ad-galerie, photo, watanabe
30.04.2009
Acheter une oeuvre d’art
Passez du temps à apprendre sur l’art et les artistes eux-mêmes, plutôt qu’à suivre les dernières tendances et les derniers styles du moment. La popularité ne signifie pas qu’un artiste prendra de la valeur avec le temps.
Apprendre à connaître les artistes montants peut vous aider à acheter de merveilleuses œuvres, que vous pouvez vous permettre d’acquérir, avant que leur prix ne gonfle artificiellement. Si acquérir des pièces chères d’artistes déjà établis est l’une des méthodes permettant de se constituer une collection, ce n’est certainement pas la seule ni la plus rentable sur le long terme.
Achetez ce que vous aimez. Les œuvres d’art que vous allez acheter seront probablement longtemps chez vous. Faites attention de vraiment aimer les œuvres que vous achetez, faites un sorte qu’elles rehaussent le décor de votre domicile et qu’elles apportent quelque chose à votre qualité de vie pour les années à venir.
Il n’y a pas une façon exacte pour se constituer une collection d’œuvres d’art. Chaque collectionneur a ses propres méthodes d’acquisition d’œuvres d’art. Elles peuvent varier : on peut acheter plusieurs œuvres à la fois ou une pièce choisie une fois tous les ans ou tous les deux ans. Il est également possible de passer une commande chez son artiste préféré qui créera une œuvre individuelle qui aura une signification personnelle, etc. Trouvez le style de collection qui vous convient le mieux et restez-y fidèle.
Posez des questions. Un négociant en œuvres d’art ou une galerie qui se respecte ne devrait jamais hésiter à répondre à n’importe laquelle des questions que vous posez lorsque vous envisagez d’acheter une œuvre. La provenance, l’état, les informations sur l’artiste et l’histoire de l’œuvre font partie des aspects de la pièce, qui sont très importants pour sa valeur et pour le plaisir que vous tirerez de l’œuvre.
23:41 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ad-galerie, ad-photos, genolier, vaud
18.04.2009
AD-Photos
Hiroshi Watanabe Photography-Home
Josef Hoflehner // Nature Photographer of the Year
AD-Galerie représente des photographes en Suisse.
15:39 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ad-galerie, genolier, vaud, photo, ad-photos










